XIII Journée Realiter
Il est possible de suivre les travaux de la XIII Journée scientifique Realiter sur la page de l'Institut d'Estudis Catalans.

Barcelona 1995

 

IVe Réunion de coordination du Réseau panlatin de terminologie

OrganisationInstitut Universitari de Lingüística Aplicada (Universitat Pompeu Fabra)et Unin LatineAvec l’aide de la Generalitat de Catalunya et la Délégation généraleà la langue française (Dglf) 

 Barcelone

14, 15 y 16 de décembre de 1995

 

Participants à la réunion de coordination

  • M Giovanni ADAMO, Lessico Intellettuale Europeo, ITALIE
  • Mme Sofía ALVAREZ, CINDOC, CSIC, ESPAGNE
  • Mme Bianca AMARO DE MELO, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Rosa BAYA, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Elisenda BERNAL, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • M Samy BOUTAYEB, Université de Paris 3, FRANCE
  • Mme M. Teresa CABRE I CASTELLVI, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Rosa CASTRO PRIETO, Facultad de Traducción e Interpretación, Universidad de Granada, ESPAGNE
  • M Manuel Célio CONCEIÇÃO, Unidade de Ciências Exactas e Humanas, Universidade do Algarve, PORTUGAL
  • Mme Margarita CORREIA, Universidade de Lisboa, PORTUGAL
  • M Valeriu CULEV, TermRom Moldova, REPUBLIQUE DE MOLDOVA
  • Mme Amelia DE IRAZAZABAL, Universidad de Comillas, ESPAGNE
  • M Loïc DEPECKER, Délégation générale à la langue française, FRANCE
  • M Lluis DE YZAGUIRRE, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Rosa ESTOPA, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • M Alain FANTAPIE, Université de Paris 3, FRANCE
  • Mme Débora FARJI, UNION LATINE
  • Mme Enilde FAULSTICH, Universidade de Brasília, BRESIL
  • Mme Judith FREIXA, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Natividad GALLARDO SAN SALVADOR, Departamento de Traducción e Interpretación, Universidad de Granada, ESPAGNE
  • M Joaquín GARCIA PALACIOS, Facultad de Traducción y Documentación, Universidad de Salamanca, ESPAGNE
  • Mme Cristina GELPI, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Bertha GUTIERREZ RODILLA, Facultad de Medicina, Universidad de Salamanca, ESPAÑA
  • M Claudio IACOBINI, Università dell’Aquila, ITALIA
  • Mme Leticia LEDUC, Organización Mexicana de Traductores, MEXICO
  • M Hugo MARQUANT, Centre de Terminologie de Bruxelles, Institut Libre Marie Haps, BELGICA
  • M Juan Antonio MENENDEZ PIDAL, UNION LATINA (Oficina de España)
  • M Jordi MOREL, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Giliola NEGRINI, Consorzio Nazionale delle Ricerche, ITALIE
  • M Daniel PRADO, UNION LATINE
  • Mme Maria Teresa RIJO DA FONSECA LINO, Centro de Estudos Comparados, Universidade Nova de Lisboa, PORTUGAL
  • M Louis-Jean ROUSSEAU, Office de la langue française, QUEBEC – CANADA
  • Mme Elisabeth SOLE, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • M Carles TEBE, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • M Marc VAN CAMPENHOUDT, Termisti, Institut Supérieur de Traducteurs et Interprètes, BELGIQUE
  • M Miguel Angel VEGA CERNUDA, Universidad Complutense de Madrid, ESPAÑA
  • Mme Maria Rute VILHENA COSTA, Centro de Estudos Comparados, Universidade Nova de Lisboa, PORTUGAL
  • Mme Julia ZARCO, CINDOC, CSIC, ESPAÑA
  • M Henri ZINGLE, LILLA, Université de Nice, FRANCIA

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Personnes assistant en qualité d’observateurs

  • Mme Anna AGUILAR-AMAT, Universitat Autònoma de Barcelona, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme M. Paz BATTANER, Facultat de Traducció i Interpretació, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Jenny BRUMME, IULA, Universitat Pompeu Fabra, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Rosa COLOMER, Termcat, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Assumpta FARGAS, Facultat de Traducció i Interpretació d’Osona, Estudis Universitaris de Vic, CATALOGNE – ESPAGNE
  • M Angels EGEA, Servei de Llengua Catalana, Universitat de Barcelona, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Montserrat NORO, Gabinet de Terminologia, Universitat Politécnica de Catalunya, CATALOGNE – ESPAGNE
  • Mme Mercè SOLE, Consorci de Normalització Lingüística, CATALOGNE – ESPAGNE

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Personnes excusées

  • M Rodolfo ALPIZAR CASTILLO, Consorcio de Normalització Lingüística, CATALOGNE – ESPAGNE – ESPAÑA
  • Mme Maria de Lurdes ABRANTES GARCIA, PORTUGAL
  • Mme Alicia BERMOLEN, Universidad del Museo Social Argentino, ARGENTINE
  • Mme Caroline DE SCHAETZEN, Centre de Terminologie de Bruxelles, Institut Libre Marie Haps, BELGICA. Représentée par M Hugo MARQUANT
  • Mme Alicia FEDOR DE DIEGO, Universidad Simón Bolívar, VENEZUELA
  • M John HUMBLEY, Centre de Terminologie et de Néologie, FRANCE
  • Mme Anne MAGNANT, Délégation générale à la langue française, FRANCE. Représentée par M Loïc DEPECKER
  • M Roberto MAYORAL ASENSIO, Universidad de Granada, ESPAÑA. Représenté par Mme Natividad GALLARDO SAN SALVADOR
  • M Rolf MOOS, Chancellerie fédérale suisse, SUISSE
  • M Marius SALA, Institutul de Lingvistica, ROUMANIE
  • M Louis-Claude TREMBLAY, Bureau de la Traduction, Travaux publics et Services gouvernementaux, CANADA
  • M André VALLI, Département de Linguistique française, Université de Provence, FRANCE
  • M Mário Augusto de Quinteiro VILELA, Universidade do Porto, PORTUGAL

Journée de terminologie panlatine: Perspectives et champs d’application

La deuxième réunion de 1995 du Réseau panlatin de terminologie -Realiter- a commencé par la tenue, le 14 décembre 1995, dans les locaux de l’Universitat Pompeu Fabra, de la Journée de terminologie panlatine autour du thème “Perspectives et champs d’application”. Cette journée a réuni une dizaine d’intervenants, d’origines géographiques et linguistiques différentes représentées au sein de Realiter, les membres de ce réseau et plus de 120 assistants, notamment des étudiants de langue, de linguistique et de traduction, et des professionnels des milieux liés à la terminologie (maisons d’édition, universités, centres officiels, instituts de recherche…).

La Journée s’est ouverte sur les allocutions des représentants de l’Universitat Pompeu Fabra, hôte de la manifestation, de l’Union Latine, en tant que Secrétariat du Réseau panlatin de terminologie, de la Direction générale de politique linguistique de la Generalitat de Catalunya et de l’Institut d’Estudis Catalans.

Les interventions proposées au cours de la journée ont permis d’aborder les liens entre la terminologie et des activités telles que l’aménagement linguistique, la normalisation, la coopération et les échanges internationaux, la documentation, le travail des spécialistes, la traduction, l’informatique et la lexicographie. La présentation du projet EUROM4, prévue en fin de journée, n’a pas pu être assurée en raison d’un empêchement inattendu de ses auteurs.

Une exposition de produits dictionnairiques et autres ouvrages des institutions membres de Realiter a été organisée, parallèlement aux conférences, dans les locaux de l’Université Pompeu Fabra. Le service ” web ” mis au point par l’IULA pour regrouper les informations de et sur Realiter a enfin fait l’objet de sa première présentation publique.

Les langues de la journée ont été le catalan, l’espagnol, le français et le portugais, chaque participant ayant pris la parole dans sa propre langue.

Des informations plus détaillées sur cette Journée de terminologie panlatine, ainsi que le texte de l’ensemble des interventions, seront publiés dans les Actes, édités par l’Institut Universitari de Lingüística Aplicada de l’Universitat Pompeu Fabra.

1. Ouverture de la IVe Réunion de coordination de Realiter

Maria Teresa Cabré, directrice de l’Institut Universitari de Lingüística Aplicada, souhaite la bienvenue aux partcipants de la IVe Réunion de coordination de Realiter et invite les membres du réseau, ainsi que les personnes assistant en qualité d’observateurs, à se présenter par un rapide tour de table. Ensuite, elle rappelle les objectifs de la réunion et son ordre du jour. Celui-ci est approuvé sans modifications. La parole est alors donnée aux responsables des groupes de travail.

2. Présentation de l’état d’avancement des travaux en cours et de leurs éventuels prolongements

Le responsable de chaque groupe de travail constitué au sein du réseau présente l’état d’avancement des projets en cours. Les prolongements possibles de ces projets, prévus par certains responsables ou par les membres du réseau présents lors de la réunion de Lisbonne d’avril 1995, sont également exposés.

2. 1. Principes méthodologiques du travail terminologique et recueil de textes sur les principes et méthodes de la terminologie

Louis-Jean Rousseau, de l’Office de la langue française du Québec, expose les modifications apportées à la première version du document “Principes méthodologiques du travail terminologique” pour tenir compte des points de vue exprimés par les participants à la réunion de Lisbonne, d’avril 1995. Il s’ensuit un nouveau débat sur certains points restés imprécis ou mal compris, ainsi que sur des éléments relevés par des membres n’ayant pas participé à la réunion de Lisbonne. M. Rousseau explique les raisons des choix qui ont été effectués lors de cette dernière réunion.

Les nouveaux apports des membres du réseau ayant été retenus sont résumés ci-après :

  • p. 2 : donner une définition du terme “harmonisation” ;
  • p. 2 : écrire, dans la note de bas de page, “langue de spécialité” au lieu de “langue de spécialisé”;
  • p. 2 : ajouter une note au point 1.4 pour préciser qu’il s’agit d’un terminologue ayant une formation linguistique ;
  • p. 4 : au premier paragraphe, écrire “les indicatifs des pays ou des régions” au lieu de “les indicatifs de pays”, et préciser que, dans certains travaux terminologiques, la mention des variantes peut s’avérer essentielle ;
  • p. 4 : au point 2.5, de façon à harmoniser cette partie du texte avec ce qui vient d’être dit, écrire “indicatif de pays ou de région” au lieu de “indicatif de pays” ;
  • p. 4 : au point 2.5, indiquer de façon claire que les données marquées d’un astérisque constituent le contenu minimum d’un vocabulaire ;
  • p. 5 : au point 2.6.1, écrire “une personne faisant autorité” au lieu de “une personnalité faisant autorité” ;
  • p. 5 : au point 2.6.1, ajouter la mention des sources premières utilisées ;
  • p.5 : au point 2.6.3, écrire “systématique” au lieu de “systémique”.

D’autres propositions d’ajouts au texte préparé par Louis-Jean Rousseau sont formulées mais non retenues, ne faisant pas l’unanimité des participants. M. Teresa Cabré rappelle que ce texte n’énumère que des principes de base devant être considérés comme minimaux. Ces propositions pourront donc être incorporées à certains travaux, selon les besoins et selon le profil de chaque projet. Elles sont citées ci-dessous pour mémoire :

  • inclure, dans le paratexte, une description sommaire du domaine visé (Samy Boutayeb) ;
  • inclure, dans le paratexte, une description sommaire des caractéristiques générales de la terminologie du domaine visé par rapport au technolecte (Hugo Marquant) ;
  • inclure, dans la fiche terminologique, un descripteur pouvant servir à des applications d’ingénierie linguistique (Henri Zinglé) ;
  • inclure, dans la fiche terminologique, des liens notionnels (Marc Van Campenhoudt).

L’Union Latine rédigera une version corrigée du document de façon à prendre en considération ces nouvelles modifications, version qu’elle soumettra par la suite à M. Rousseau pour accord. Le texte ” Principes méthodologiques du travail terminologique ” ainsi corrigé sera considéré comme adopté par les membres du réseau, auxquels il sera immédiatement envoyé (cf. addenda).

Il est demandé aux personnes pouvant se porter volontaires pour la traduction de ce texte du français vers les autres langues du réseau de manifester leur intérêt. Les groupes suivants sont ainsi constitués :

pour la traduction en espagnol : Sofía Alvarez (CINDOC), Amelia de Irazazábal (Universidad de Comillas), Leticia Leduc (Organización Mexicana de Traductores) et Débora Farji (Union Latine) ;

  • pour la traduction en italien : Giovanni Adamo (Lessico Intellettuale Europeo) ;
  • pour la traduction en catalan : Judith Freixas (Facultat de Traducciò i Interpretaciò, Universitat Pompeu Fabra) ;
  • pour la traduction en roumain : Valeriu Culev (TermRom Moldova) et Marius Sala (TermRom Bucarest).

Louis-Jean Rousseau présente ensuite le projet de “Recueil de textes sur les principes et méthodes de la terminologie” pour lequel il compte sur la collaboration de M. Teresa Cabré (IULA) et de Loïc Depecker (Délégation générale à la langue française). Celui-ci met à la disposition des membres du réseau, pour ce projet, une bibliographie sélective de manuels de terminologie élaborée par le Centre de Terminologie et de Néologie. Il s’agit de manuels rédigés, à une exception près, dans une des langues latines.

Daniel Prado, de l’Union Latine, attire l’attention des participants sur une liste de documents méthodologiques parus dans la revue L’Actualité terminologique transmise par Louis Claude Tremblay, du Bureau de la Traduction des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, en tant que contribution au projet de “Recueil de textes sur les principes et méthodes de la terminologie”.

M. Rousseau a demandé à tous les participants de lui faire des propositions concernant les thèmes à retenir pour ce recueil, comme sur l’ensemble du document de présentation du projet, après quoi il prendra contact avec Mme Cabré et M. Depecker pour l’organisation du travail.

2. 2. Rapport sur le projet de mémoires de terminologie à quatre mains et diffusion de sujets communs de recherche

M. Teresa Cabré résume le rapport envoyé par Caroline de Schaetzen du Centre de Terminologie de Bruxelles sur le “Projet de mémoires à quatre mains de terminographie” et donne la parole à Hugo Marquant pour compléter l’information. M. Marquant signale que les réponses à l’enquête sur les mémoires à quatre mains sont au nombre de huit, dont sept favorables à une participation au projet. La huitième réponse vient d’une université qui élabore de la terminologie unilingue, ce qui explique que le projet puisse avoir pour elle un intérêt moindre. Voici la liste des institutions ayant répondu à l’enquête :

  • Belgique : Institut Libre Marie Haps
  • Brésil : Universidade de Brasília
  • Brésil : Universidade de São Paulo
  • Espagne : Universidad de Granada
  • Espagne : Universitat Pompeu Fabra
  • Italie : Università La Sapienza di Roma
  • Portugal : Universidade do Algarve
  • Venezuela : Universidad Simón Bolívar

Les domaines traités par ces institutions concernent, en générale, les techniques de pointe mais aussi l’environnement, le droit, les télécommunications… Les dimensions des travaux varient énormément : de 50 à 700 notions.

H. Marquant souhaite que les institutions intéressées par une participation à une opération pilote se mettent en contact avec le CTB. Il se demande si l’enquête ne pourrait pas être adressée à des institutions ne faisant pas partie de Realiter.

M. Teresa Cabré propose que, dans un premier temps, le projet ne soit pas étendu en dehors de Realiter pour voir s’il est viable. Daniel Prado ajoute que le CTB doit établir la méthodologie de travail et en discuter avec les institutions intéressées au sein du groupe.

Ces deux propositions sont retenues par les participants. D’autre part, il est conseillé au CTB de mettre en place l’opération pilote avec une ou des institutions parmi les huit ayant déjà répondu à l’enquête. De plus, Débora Farji, de l’Union Latine, demande à M. Marquant de transmettre au Secrétariat de Realiter une copie des réponses reçues.

2. 3. Projet de formation à distance en terminologie

M. Teresa Cabré donne la parole à Alain Fantapié, de l’Université de Paris 3, afin qu’il présente le projet de formation à distance en terminologie qu’il s’était proposé de concevoir pour Realiter, lors de la réunion de Lisbonne d’avril 1995.

M. Fantapié présente les programmes de formation à distance existant dans son université. Il s’agit essentiellement d’une formation initiale sanctionnée par un diplôme qui, à l’origine, était basée sur un support papier. Ensuite, M. Fantapié s’est orienté vers des cassettes et vers le support électronique (didacticiel sur disquette). Il considère aujourd’hui qu’Internet peut jouer un rôle clé dans la communication entre les étudiants et entre étudiants et professeurs. En outre, les visioconférences peuvent être une solution intéressante pour donner un cours simultanément dans plusieurs institutions, voire dans plusieurs pays.

En ce qui concerne le projet de formation à distance à mettre en place dans le cadre de Realiter, il énumère une série de questions qu’il soumet à l’ensemble des membres du réseau afin de définir le projet. Elles sont transcrites ci-dessous :

  • Quelle formation en terminologie faut-il mettre en place : initiale sanctionnée par un diplôme ?Retour ligne manuel
    de haut niveau, équivalant à Bac+5 en France, par exemple ? – qualifiante, à destination des professionnels ?
  • Quelles sont les priorités ?
  • Quels sont les partenaires possibles pour un projet commun ?

Quels moyens sont disponibles au sein du réseau et quel financement doit être trouvé en dehors du réseau ? M. Fantapié signale à ce propos que la Commission de l’Union Européenne peut aider à financer la mise en place d’un projet mais pas son fonctionnement. Les programmes communautaires dans lesquels ce projet pourrait s’inscrire sont Phare – pour la Roumanie-, Socrates et Leonardo, entre autres.

Hugo Marquant fait remarquer que la formation à distance se définit en fonction du public (jeune ou adulte, par exemple). Il ajoute que son enjeu est moins technologique que méthodologique, car ce type de formaiton a une méthode qui lui est propre.

M. Teresa Cabré intervient pour rappeler que l’objectif de la réunion est de faire l’état de l’avancement des projets lancés dans les réunions précédentes et que ce genre de questions doivent être posées et résolues à l’intérieur des groupes de travail. Elle exprime son désir que M. Fantapié élabore un projet écrit avec des indications sur les objectifs à atteindre, le public visé par la formation et le contenu des cours. Ce projet devrait être adressé à l’ensemble des membres du réseau, afin qu’ils puissent donner leur avis, et en discuter, par la suite, à l’occasion de la prochaine réunion. Cette proposition est approuvée par les assistants.

2. 4. Vocabulaire de la micro-informatique

M. Teresa Cabré invite Alain Fantapié à prendre à nouveau la parole pour exposer le travail réalisé concernant le Vocabulaire panlatin de l’informatique.

M. Fantapié rappelle l’objectif principal de ce projet : montrer par le biais d’un dépliant que les langues latines ont les moyens d’exprimer les notions d’aujourd’hui. Il indique qu’en ce sens le projet est plus correct du point de vue politique que du point de vue terminologique. Il précise ensuite que ce travail a été bâti sur la base d’une liste – fournie par la Dglf à l’Université de Paris 3- de 170 termes de statut différent, dont certains n’étaient pas très utilisés.

M. Fantapié remet ensuite aux personnes qui font partie du groupe de travail, ainsi qu’à l’Union Latine, un document qui réunit tous les termes trouvés dans les langues représentées dans le réseau, tout en indiquant qu’il s’agit d’une version de travail.

Samy Boutayeb résume quelques problèmes qui se posent au sein du groupe, relatifs aux outils et aux méthodes utilisées, au traitement des variantes géographiques, aux limites de l’utilisation exclusive des contextes au détriment des textes, et au besoin de valider les termes des différents pays pour une même langue.

Daniel Prado insiste sur le fait que les difficultés du groupe, notamment les questions méthodologiques, doivent être résolues à l’intérieur de celui-ci. A l’avenir, il conviendrait, d’après lui, de présenter au Secrétariat du réseau, avant chaque réunion, un rapport sur les travaux effectués par le groupe, qui ferait état de toutes les questions restées sans solution.

M. Teresa Cabré met l’accent sur l’importance de ce vocabulaire pour le réseau car il devait servir à montrer, dans un délai relativement bref, la vocation politique du réseau.

S. Boutayeb indique que le vocabulaire peut déjà être diffusé à l’intérieur du réseau et que, dans un délai de trois à quatre mois, il pourra être utilisé en tant qu’outil de sensibilisation.

A. Fantapié souhaiterait savoir si le même produit sera distribué dans tous les pays, et dans ce cas, dans quelle langue seront rédigées les définitions. Il ajoute que le vocabulaire pourrait être proposé à des concepteurs de logiciels.

Loïc Depecker précise que le vocabulaire pourrait aussi cibler les formations des spécialistes en informatique.

D. Prado propose que l’Union Latine, avec la collaboration de la Dglf, envoie une note circulaire pour essayer de demander des aides au financement de l’édition. Entre-temps, il peut être mis sur le “web” de Realiter comme document de travail, en proposant à tous ceux qui auraient des commentaires à faire sur le vocabulaire de les envoyer à A. Fantapié.

Louis-Jean Rousseau avance que, par le biais d’Internet, un appel plus large peut être fait à tous les utilisateurs de l’informatique, ce qui serait à la fois très utile et novateur.

M. Fantapié s’engage à distribuer aux membres du groupe de travail un document complémentaire, à caractère méthodologique.

2. 5. Vocabulaire de l’environnement

La parole est donnée ensuite à Maria Teresa Lino, de l’Universidade Nova de Lisboa, responsable du Vocabulaire panlatin de l’environnement. Mme Lino décrit le travail accompli depuis la réunion de Lisbonne, d’avril 1995. 360 termes en portugais, français et anglais, extraits de textes juridiques et règlementaires, relatifs essentiellement au domaine de l’eau, ont été regroupés par le Centro de Estudos Comparados de l’Universidade Nova de Lisboa, et validés par des étudiants en génie de l’environnement de cette université.

Sofía Alvarez, du CINDOC, remet au Secrétariat du réseau une disquette contenant 506 termes en espagnol, avec définitions et indications des sous-domaines et des sources.

Henri Zinglé, de l’Université de Nice-Sophia Antipolis, est intéressé par une participation dans un groupe de travail centré sur ce vocabulaire, qu’il pourrait fournir en français et éventuellement aussi en italien. Daniel Prado rappelle que, dans l’esprit de Realiter, chaque membre doit travailler dans sa langue. Pour cette raison, il serait nécessaire de constituer un groupe où seraient représentées toutes les langues latines du réseau.

Enilde Faulstich, de l’Universidade de Brasília, rappelle que, lors de la réunion de Lisbonne, elle a déjà indiqué le nom de Maria da Graça Krieger, qui pourrait apporter la terminologie en portugais du Brésil. Giovanni Adamo, pour sa part, rappelle à Mme Lino qu’il lui a fourni les coordonnées de Bruno Felluga qui, en Italie, se spécialise dans la terminologie de l’environnement.

Mme Lino indique qu’elle peut fournir aux partenaires des autres pays latins une disquette contenant les termes collectés.

M. Teresa Cabré affirme que l’Universitat de Barcelona s’est engagée à faire le travail en catalan mais considère que l’Universidade Nova devrait lui fournir la structuration du domaine conceptuel du vocabulaire. Cette structuration pourrait être comparée à celle du travail du CINDOC, et par la suite, le groupe déciderait de la structure à adopter pour le vocabulaire en cours.

Valeriu Culev souhaite que TermRom Moldova soit incorporé dans ce groupe de travail.

Daniel Prado résume les attentes exprimées par les membres de Realiter vis à vis de ce projet et prie Mme Lino de fournir rapidement, à tous les membres intéressés, une liste des termes traités, avec indication du domaine et des précisions sur la méthodologie suivie, de façon à pouvoir établir une nomenclature et une structuration conceptuelle définitives (cf. addenda). De plus, il attire l’attention des assistants sur le besoin de distinguer un produit qui est le fruit d’une seule institution membre du réseau d’un produit qui serait le fruit du réseau lui-même. Dans ce sens, il conseille que le vocabulaire de l’environnement, dans son état actuel, ne soit pas diffusé au nom de Realiter, s’il venait à l’être, mais sous la responsabilité de l’Universidade Nova.

2. 6. Table multilingue des formants et son installation sur serveur “web”

La deuxième journée de la réunion de coordination de Realiter commence par la présentation de la table multilingue des formants. M. Teresa Cabré donne la parole à Carles Tebé, de l’Institut Universitari de Lingüística Aplicada de l’Universitat Pompeu Fabra, qui a été chargé du suivi de ce projet.

C. Tebé fait un rappel de l’historique du projet, qui s’est organisé autour d’une table de formants élaborée initialement par M. T. Cabré. Cette table comportait, pour la langue catalane, les éléments suivants : formants, étymons, positions dans le mot (préfixe/suffixe), sens et exemples, le but du projet, dans le cadre de Realiter, ayant été d’apporter ces mêmes informations pour les autres langues latines. Le travail est terminé dans toutes les langues. Reste seulement à incorporer à la table générale les données sur l’italien, qui ont été reçues par l’IULA peu avant la réunion. En ce qui concerne la méthodologie de travail, chaque participant ayant fait des apports nouveaux à la table d’origine, une synthèse opérative a dû être effectuée, de manière à pouvoir commencer l’application informatique de la table et notamment son installation sur le “web”. D’ailleurs, C. Tebé précise qu’un compte rendu sera envoyé aux participants du groupe, afin de réviser le travail. Les critères définitifs d’harmonisation seront ensuite établis d’un commun accord.

  • M. Tebé remercie les partenaires suivants pour leur participation :
  • Espagne : Joaquín García Palacios (Universidad de Salamanca)
  • France : Henri Zinglé (Université de Nice-Sophia Antipolis)
  • Italie : Claudio Jacobini (Università dell’Aquila)
  • Portugal : Maria Teresa Lino (Universidade Nova de Lisboa)
  • Roumanie : Mioara Avram (Institutul de Lingvistica)
  • Venezuela : Michèle Boroni (Universidad Simón Bolívar).

Les travaux de la première journée de réunion s’achèvent sur ce point. Les membres du réseau sont invités à se rendre à l’Institut d’Estudis Catalans.

Il passe ensuite la parole à Lluís de Yzaguirre pour la démonstration de l’application développée pour le “web”.

Lluís de Yzaguirre explique tout d’abord les raisons qui l’ont amené à choisir une telle application. Selon lui, le langage HTML a pour avantages d’être très convivial et d’offrir un support de plus en plus connu des utilisateurs, qui permet d’exprimer des liens relationnels entre les textes d’une base de données, avec, de plus, des facilités de présentation et la possibilité d’incorporer des images et du son (la prononciation, par exemple). D’autre part, il existe bon nombre de logiciels clients du domaine public ou intégrés dans des systèmes opératifs, pour les plates-formes principales (Mac, Unix, Windows…). L’utilisation d’HTML évite de transférer des bases dans des formats différents et permet, en outre, d’offrir un produit via Internet ou sur disque compact.

Il montre ensuite l’application et ses possibilités de consultation, et donne des précisions sur les étapes à venir du projet : premièrement une version incluant les données en italien, deuxièmement une version comportant des points d’entrée multiples à la table des formants (les exemples, les langues autres que le catalan…), et finalement des liens hypertextuels entre les équivalents.

M. de Yzaguirre distribue aux participants du groupe de travail une disquette contenant la table multilingue des formants, accompagnée d’un mode d’emploi pour son installation, et dépose auprès du Secrétariat du réseau des copies supplémentaires, afin qu’elles soient distribuées aux membres intéressés.

2. 7. Exploitation de la table multilingue des formants

Daniel Prado donne la parole à Henri Zinglé, de l’Université de Nice- Sophia Antipolis afin qu’il présente l’application développée pour l’exploitation de la table multilingue des formants.

Henri Zinglé fait une démonstration d’une application conçue dans l’environnement développé dans son laboratoire, appelé Zstation. Il définit cette application davantage comme un prototype que comme une exploitation de la table des formants à proprement parler. Il explique qu’il s’agit d’une application qui dépasse les potentialités des bases de données, en raison de l’utilisation de mécanismes d’inférence sémantique qui devraient permettre, par exemple, l’extraction automatique des formants. Des liens sémantiques sont en effet établis en termes de catégories, de propriétés et d’arguments. M. Zinglé montre, par le biais de plusieurs exemples, les possibilités de cette application pour la création et l’analyse des termes en racines et affixes. M. Zinglé déclare qu’il met à la disposition de Realiter le produit qu’il est en train de développer et que la table multilingue des formants, élaborée dans le cadre du réseau, pourrait être incorporée à cette application. Il invite ensuite tous les membres du réseau qui seraient intéressés par cette application à exposer leur point de vue.

Daniel Prado invite les institutions de différentes aires linguistiques à s’exprimer sur l’intérêt d’une telle application pour la langue en question, de manière à pouvoir décider, par la suite, si elle peut être retenue en tant que projet de Realiter.

M. Teresa Cabré félicite Henri Zinglé pour l’importante réflexion théorique à la base de cette application qui montre bien que la structuration du lexique est possible. Elle affirme que beaucoup de groupes de recherche travaillent sur ce sujet et qu’il est utile d’en discuter, d’une manière générale, dans des forums de lexicologie. Cependant, elle considère que, dans le cadre des réunions de coordination de Realiter, il faudrait prendre en considération uniquement les produits qui contribuent à l’harmonisation des langues romanes.

Enilde Faulstich propose que les produits d’ingénierie linguistique soient exposés dans l’espace des réunions scientifiques que Realiter a pris l’habitude de se réserver, parallèlement aux réunions de coordination. E. Faulstich soumet également l’idée que, dans ces réunions, soient étudiés exclusivement les produits concrets qui feront l’objet d’un projet dans un groupe de travail du réseau.

Loïc Depecker déclare que l’ingénierie linguistique devrait occuper une place importante dans Realiter, d’autant plus qu’elle peut attirer des financements. A son avis, Realiter aura d’autant plus de moyens financiers et de diffusion qu’elle aura des produits.

Débora Farji rappelle que la Zstation a déjà fait l’objet d’une démonstration, lors de la réunion de Lisbonne d’avril 1995, et qu’à la suite de cette démonstration, les membres du réseau présents ont demandé à Henri Zinglé de proposer une application spécifique pour la table des formants.

Daniel Prado demande à Henri Zinglé de réfléchir à une application ponctuelle de la Zstation qui tienne compte de la table des formants, qui devrait être soumise à l’ensemble des membres du réseau avant la prochaine réunion pour qu’ils puissent donner leur avis.

3. Analyse de la proposition de statuts pour le réseau

Daniel Prado garde la parole pour introduire le point suivant de l’ordre du jour, à savoir, l’analyse de la proposition de statuts pour le réseau. M. Prado rappelle l’historique du projet, en précisant qu’un document intitulé ” Realiter – Eléments de réflexion pour la rédaction de ses textes fondamentaux ” a été présenté par l’Union Latine, et débattu, lors de la réunion de Lisbonne d’avril 1995. Ce document entendait résumer les caractéristiques de Realiter, telles qu’elles s’étaient dessinées depuis sa naissance, et soulever des questions restées sans réponse pour lesquelles un certain nombre de décisions devaient être prises. Daniel Prado expose ensuite le nouveau texte proposé par l’Union Latine, qui tient compte des avis formulés par les membres du réseau. Il rappelle que ce texte a été distribué aux membres du réseau, par l’Union Latine, quelques jours avant la réunion, afin qu’il puisse être étudié.

Débora Farji fait état des observations transmises par télécopie, peu avant la réunion, par Rodolfo Alpízar, de Cuba, de façon à en tenir compte au cours des discussions.

Il s’ensuit un débat sur certains points du document relevés par les assistants. Daniel Prado et Débora Farji expliquent les raisons de certains choix qui ont été effectués conformément à des positions adoptées par les membres, lors de la réunion de Lisbonne.

Les nouveaux apports des membres du réseau ayant été retenus sont résumés ci-après :

  • titre du document : retenir le terme “Règlement” au lieu de “Statuts”
  • chapitre premier, article premier, alinéa 1 : reformuler la phrase comme suit ” Les dénominations officielles du réseau sont, à la date d’entrée en vigueur du présent Règlement, ’Rede Panlatina de Terminologia’, ’Red Panlatina de Terminología’, ’Réseau panlatin de terminologie’, ’Rete panlatina di terminologia’, ’Reteaua Panlatinade Terminologie’ et ’Xarxa Panllatina de Terminologia’ ” ;
  • chapitre premier, article 2 : retenir le titre “langues” au lieu de “langues officielles”, et inclure cet article dans le chapitre “Structure et fonctionnement” ;
  • chapitre premier, article 2 : utiliser le terme “langues néolatines” au lieu de “langues latines” et garder, à l’intérieur de l’article, la notion de langues officielles pour la communication externe et la notion de langues de travail ou d’intérêt ;
  • chapitre 2, article 2 : reformuler les objectifs spécifiques du réseau pour une meilleure lisibilité, objectifs qui devront désormais être définis comme suit :

1. établir des principes méthodologiques communs applicables à la réalisation des produits élaborés conjointement,
2. mener des recherches en commun et créer des outils susceptibles de favoriser le développement des langues latines,
3. mener des travaux terminologiques conjoints multilingues dans des domaines d’intérêt commun touchant la société,
4. mettre en commun les matériaux de référence documentaires
5. favoriser la formation réciproque à travers les échanges de formateurs, d’experts, d’étudiants et de matériaux didactiques.

  • chapitre 3, article premier : écrire “sont” au lieu de “pourront être” et “institutions publiques ou privées à but non lucratif” au lieu de “institutions (…) à l’exception des sociétés privées à but lucratif” ; la décision sur le caractère lucratif ou non lucratif des institutions souhaitant adhérer au réseau revient au Comité ;
    • chapitre 3, article 2, alinéa 1 : écrire “mener une activité effective” au lieu de “justifier d’une activité effective” ;
    • chapitre 3, article 2, alinéa 2 : reformuler cet alinéa de façon à indiquer que deviennent membres de droit du réseau, à la date d’entrée en vigueur du Règlement, les personnes ayant participé, sous quelque forme que ce soit, aux activités du réseau et ayant confirmé, par écrit, leur volonté d’être maintenues au sein du réseau ; la liste des membres du réseau sera ensuite donnée en annexe, à la fin du Règlement ; l’ensemble des personnes figurant sur la Liste des personnes intéressées par les activités du réseau dont dispose le Secrétariat seront invitées à confirmer par lettre, dès l’adoption du Règlement, leur volonté d’appartenir au réseau et leur engagement à participer activement aux travaux du réseau, à titre individuel ou à titre institutionnel ;
    • chapitre 3, article 3 : enlever de la phrase la précision suivante “les derniers disposant de plus de droits et de plus d’obligations que les premiers” et ajouter à l’énumération des décisions devant être prises au sein du Comité “les catégories des membres” et “les conditions d’utilisation de la dénomination et du logo du réseau” ; dans cette même énumération, écrire “le financement du réseau” au lieu de “l’obligation de participation financière, particulièrement le paiement de contributions” ;
    • chapitre 3, article 4, alinéa 1 : enlever la phrase “par le décès, dans le cas d’un membre individuel” ;
    • chapitre 3, article 4, alinéa 2 : écrire “manquements réitérés” au lieu de “manquement grave”, ajouter “l’absence de communication avec les organes du réseau” et enlever la phrase “l’absence à deux réunions consécutives, pour les membres du Comité” ; à propos de cette dernière modification, il a été décidé que les membres du Comité ayant été absents à deux réunions consécutives sont radiés du Comité mais non pas du réseau ; ceci doit être explicité dans l’article 3 du chapitre 5 concernant le Comité ;
    • chapitre 4 : remplacer le titre “moyens d’action” par “activités”, et par conséquent, écrire, à l’alinéa 1 de l’article unique, “les activités” au lieu de “les moyens d’action”;
    • chapitre 4, article unique, alinéa 4 : écrire “sont spécifiées annuellement par l’assemblée du réseau” au lieu de “sont, à titre d’exemple, celles décrites dans le plan d’action du réseau pour la période 1995-1996, donné en annexe” ;
    • chapitre 5, article premier, alinéa 1 : reformuler cet alinéa comme suit : “Les organes de coordination du réseau sont les suivants : 1. l’Assemblée, 2. le Comité, 3. le Secrétariat, 4. les Groupes de Travail”.

    En raison de l’heure avancée et des nombreux points de l’ordre du jour restant à traiter, le débat, point par point, sur le projet des statuts a dû être écourté. Il a été remplacé par un tour de table au cours duquel l’ensemble des assistants ont pu exprimer leur point de vue. Le Secrétariat du réseau a pris note des questions ayant ainsi été posées, afin que le Comité puisse statuer.

4. Divers

Daniel Prado présente un projet diffusé, pour consultation, auprès de l’ensemble des membres du réseau, dans le mois précédant la réunion. Il concerne l’éventuelle soumission par Realiter, à la DG XIII de la Commission Européenne, dans le cadre des appels d’offres du programme d’ingénierie linguistique, d’une proposition visant à doter le Réseau panlatin de terminologie d’un véritable réseau télématique. Ce dernier serait susceptible d’accueillir un ensemble de bases de données (sur des institutions et des personnes qui travaillent en terminologie dans les pays latins, sur des bibliographies, des terminologies, notamment les vocabulaires de l’informatique et de l’environnement préparés par le réseau, sur les formants, sur des néologismes, des sujets des mémoires des étudiants en terminologie, etc.), consultables à distance. Ce système d’information serait couplé à un système de communication (courrier et forum électroniques), ainsi qu’à un programme de formation à distance en terminologie, à deux niveaux, initiation et perfectionnement.

M. Prado résume ensuite les propositions de collaboration principales, adressées à l’Union Latine par les membres du réseau. Il s’ensuit un débat sur la viabilité d’un tel projet.

M. Teresa Cabré se dit sceptique quant à l’intérêt du programme d’ingénierie linguistique de la DG XIII, contrairement au programme Alfa, qu’elle considère d’une grande utilité pour Raliter. Elle souhaiterait que l’Union Latine réfléchisse à un projet de formation qui puisse être présenté dans le cadre d’Alfa.

Marc Van Campenhoudt et Loïc Depecker expriment un avis contraire à celui de Mme Cabré et jugent utile d’envisager toute possibilité de financement des activités de Realiter, par le biais des programmes de la DG XIII. Daniel Prado propose que les personnes intéressées échangent leurs idées sur d’éventuels projets à présenter à la Commission Européenne, dans le cadre de ses appels d’offres, et demande pour cela la collaboration de MM. Van Campenhoudt et Depecker.

Deux nouveaux projets sont proposés afin d’être menés dans le cadre de Realiter. D’une part, Giovanni Adamo fait, au nom de Massimo Ragucci, du Ministero delle Risorse Agricole, Alimentari e Forestale, de l’Italie, une présentation concernant la mise en place d’un groupe de travail sur le vocabulaire du secteur agro-alimentaire, dont la première partie concernerait le sous-secteur de la céréaliculture. Ce projet est décrit par M. Ragucci dans un document, soumis aux participants, qui comprend des exemples de fiches terminologiques et une première liste de termes. Le projet est approuvé par les présents. Les personnes inscrites au groupe de travail sont les suivantes :

  • Sofía Alvarez (Espagne),
  • Manuel Célio Conceição (Portugal),
  • Natividad Gallardo San Salvador (Espagne),
  • Valeriu Culev (République de Moldova).

M. Teresa Cabré déclare qu’elle proposera aux spécialistes de l’Universidad de Barcelona de faire partie du groupe de travail, pour ce qui est de la terminologie en langue catalane, et Loïc Depecker annonce qu’il fera une consultation auprès des institutions francophones pour déterminer celle qui pourrait également participer à ce projet.

D’autre part, Amelia de Irazazábal rappelle sa proposition formulée au cours de la Journée de terminologie panlatine, consistant à former, au sein de Realiter, un groupe de travail voué à l’harmonisation du vocabulaire de la terminologie dans les langues latines.

Giliola Negrini pose le problème de la structuration du domaine de la terminologie et déclare qu’elle travaille sur cet aspect dans le cadre d’Ass.i.term. Elle propose de se mettre d’accord avec Mme de Irazazábal pour étudier l’éventuelle structuration de ce domaine, comme préalable à l’élaboration du vocabulaire de la terminologie proprement dit. Cette proposition est acceptée par les participants. Le projet de vocabulaire reste ainsi organisé en deux phases : structuration du domaine de la terminologie, et élaboration du vocabulaire de la terminologie.

Louis-Jean Rousseau fait état de l’intérêt de ce travail pour les délibérations du Comité Technique 37 de l’ISO, qui revoit, à l’heure actuelle, les normes de terminologie.

M. Teresa Cabré invite les participants à se prononcer sur le logo de Realiter conçu par l’IULA. Ce logo est accepté à l’unanimité.

Lluís de Yzaguirre promet d’envoyer, à tous les membres du réseau, une norme de présentation des textes destinés à être incorporés au web de Realiter, afin que tous puissent participer à l’enrichissement de cet outil.

5. Débats et conclusions

La présentation des différents projets en cours a donné lieu à des débats sur la méthodologie de travail au sein de chaque groupe. Ainsi, pour le vocabulaire de l’environnement, par exemple, les difficultés à cerner le domaine et à établir la liste des termes à retenir ont été signalées. La démonstration sur la table des formants a été, quant à elle, l’occasion de débattre des nombreuses possibilités d’application de l’informatique aux produits du réseau et de l’intérêt de s’informer davantage sur les serveurs de terminologie existants sur Internet.

A la suite d’une question de Sofía Alvarez sur la constitution du Comité, une discussion a lieu, de laquelle découle le principe, adopté à l’unanimité, selon lequel le Comité doit être représentatif des aires géographiques, des régions linguistiques et des autres réseaux de terminologie latins.

Le premier Comité est ainsi désigné. Il est intégré par :

  • Giovanni Adamo (Italie),
  • Sofía Alvarez (Espagne),
  • M. Teresa Cabré (Catalogne, Espagne),
  • Loïc Depecker (France),
  • Enilde Faulstich (Brésil),
  • Leticia Leduc (Mexique),
  • Maria Teresa Lino (Portugal),
  • Louis-Jean Rousseau (Québec, Canada),
  • et un représentant pour la langue roumaine à désigner.

Ce Comité a pour mandat de statuer sur certaines questions que le Règlement laisse sans définition, et ce, après modification du texte du Règlement par l’Union Latine en fonction des propositions formulées au cours de la réunion.

Les dates et lieux des deux prochaines réunions de Realiter sont fixées pour le mois de juin 1996 (réunion de coordination destinée aux membres du Comité et du Secrétariat, ainsi qu’aux responsables des groupes de travail), à Nice, en France (à confirmer ; cf. addenda), et aux 11 et 12 novembre 1996, à la suite du Ve Symposium ibéro-américain de terminologie de RITerm, à Mexico (réunion plénière).

Loïc Depecker propose la tenue d’un séminaire méthodologique, à la suite de la réunion de Nice, au cours duquel pourraient être abordés les problèmes d’ordre méthodologique qui peuvent éventuellement se poser dans le cadre des groupes de travail du réseau. Cette proposition est acceptée par les participants.

6. Clôture de la réunion

M. Teresa Cabré clôture la réunion. Elle en fait une évaluation et constate que ses objectifs ont été atteints. Le débat sur le texte du Règlement a beaucoup avancé, du moins en ce qui concerne la structure du réseau, ce qui lui permettra de s’organiser et de se consolider. Elle constate également que les groupes de travail ont apporté des éléments nouveaux à leurs activités et que certains donneront des résultats exploitables dans un très court délai. Enfin, elle apprécie la Journée de terminologie panlatine, qui a eu beaucoup de succès auprès du public et a permis de diffuser les activités de Realiter.

7. Informations complémentaires sur la réunion

Les membres du Réseau panlatin de terminologie ont été invités à visiter l’Institut d’Estudis Catalans, le vendredi 15 décembre en fin d’après-midi, où ils ont été accueillis par le Secrétaire général de l’Institut, M. Joaquim Rafel. Ils ont pu ainsi apprécier la Casa de Convalescència, siège de l’IEC, et notamment son importante bibliothèque, récemment réaménagée. Après la visite du bâtiment, M. Rafel a fait une présentation sur l’histoire de l’Institut et a montré aux membres de Realiter la base de données des “Oficines Lexicogràfiques” et le corpus textuel du Diccionari del Català Contemporani, élaboré sous sa direction.

8. Addenda

8. 1. Principes méthodologiques du travail terminologique

L’Union Latine a élaboré une nouvelle version des “Principes méthodologiques du travail terminologique” qui a obtenu l’accord de Louis- Jean Rousseau, responsable du groupe de travail. Ce nouveau texte a également été traduit en italien par Giovanni Adamo et est en cours de traduction en espagnol et en portugais.

8. 2. Vocabulaire de l’environnement

Maria Teresa Lino a adressé à l’Union Latine, en date du 30 janvier 1996, une copie du document transmis aux membres du réseau, ayant souhaité participer à un groupe de travail voué à la constitution du Vocabulaire panlatin de l’environnement, dont les noms suivent :

  • Brésil : Enilde Faulstich,
  • Brésil : Maria da Graça Krieger,
  • Canada (Québec) : Louis-Jean Rousseau,
  • Espagne : Sofía Alvarez,
  • Espagne (Catalogne) : Maria Teresa Cabré,
  • Espagne (Catalogne) : Conxa Planas,
  • France : Loïc Depecker,
  • France : Henri Zinglé,
  • Italie : Bruno Felluga,
  • République de Moldova : Valeriu Culev,
  • Roumanie : Marius Sala.

Ce document comporte une description de la structure conceptuelle du domaine et une présentation du public visé et de la méthodologie. Viennent ensuite des détails sur la fiche terminologique adoptée, la liste des termes traités, les fiches terminologiques complétées et une bibliographie. Mmes Sofía Alvarez et Julia Zarco, du CINDOC, ont envoyé à l’Union Latine une lettre datée du 22 février 1996. Elles y accusent réception du document transmis par Maria Teresa Lino et posent quelques questions méthodologiques à l’intention des participants au groupe de travail.

8. 3. Projet de vocabulaire de la céréaliculture

L’Union Latine a reçu de Massimo Ragucci, une télécopie datée du 5 février 1996, annonçant l’envoi d’une description complémentaire du projet de vocabulaire de la céréaliculture, aux personnes ayant manifesté, au cours de la réunion de Barcelone, leur souhait de participer à un groupe de travail sur ce vocabulaire.

8. 4. Documents élaborés par l’Union Latine

L’Union Latine a élaboré pour la réunion de Barcelone, comme à l’accoutumée, une note résumant les tâches de coordination des activités du réseau conduites depuis la réunion précédente, en l’occurrence celle de Lisbonne, d’avril 1995. L’Organisation a également fait une mise à jour du Tableau de comparaison des enquêtes réalisées ou en cours sur la terminologie et ses disciplines connexes. Ces deux points ne figurant pas à l’ordre du jour de la réunion de Barcelone, ces textes n’ont pas été distribués aux participants.

8. 5. Dates et lieux des prochaines réunions de Realiter

La tenue de la prochaine réunion de coordination de Realiter est confirmée, à Nice, les 28 et 29 juin 1996, à la suite de laquelle, les 1er et 2 juillet, sera organisé un séminaire intitulé Réflexions méthodologiques sur le travail en terminologie et en terminotique dans les langues latines, ce dernier étant ouvert à tous les membres du réseau. Les dates de la prochaine réunion plénière sont confirmées pour les 11 et 12 novembre 1996, à Mexico.